2e Forum africain pour la Résilience : Les populations laissées pour compte au centre d’un Panel présidé par le HCR

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Au cours du 2e Forum africain pour la résilience sur la thématique générale ‘’renforcer la résilience au bas de la pyramide’’ qui s’est tenu les 8 et 9 février 2018 à la Banque africaine de développement, un panel portant sur ‘’pourquoi les populations sont-elles laissées pour compte’’ a eu lieu sous la présidence de M.Mohamed Touré, Représentant permanent du HCR en Côte d’Ivoire.

Abidjan-8 février 2018. Dialogue franc entre la société civile et les pouvoirs publics au sujet de la prise en charge des populations laissées pour compte.

Ouvrant le chapitre des interventions, Mme Sanogo épouse Koné Pété Solange, Directrice de l’ONG ASAPSU a noté le délaissement d’une bonne frange de la population par les politiques publiques, en matière de besoins primaires, notamment, la santé, l’éducation, les infrastructures socioéconomiques. Elle a en particulier dénoncé la politique de santé curative qu’elle a qualifiée de budgétivore, proposant une approche préventive. Tout en déplorant que la médiocrité s’érige en norme, elle observe que ‘’la société se débrouille, survit et a le sentiment d’être abandonnée’’. Après avoir évoqué l’importante contribution du secteur privé, elle a proposé que les actions de celle-ci soient synchronisées, en vue d’une plus grande efficacité. Mme Koné souhaite vivement que le gouvernement valorise la communauté, en faisant la promotion de l’équité, la justice et en ayant le sens de la redevabilité.

Les panelistes qui ont suivi se sont inscrits dans la même veine, en recommandant aux décideurs d’opérer une démarche inclusive, d’impliquer les populations dans les diagnostics socioéconomiques, et à la société civile, le déroulement des approches d’éducation pour le développement.

Pour sa part, M.Cissé Marcellin, Directeur général de la Planification, du développement et de la coordination de l’aide au Ministère du Plan et du Développement, a énuméré les efforts de l’Etat dans la satisfaction des besoins des populations. Tout en indiquant que des consultations régionales précèdent les politiques économiques et sociales, il reconnait que beaucoup reste à faire pour un développement réel et inclusif. ‘’Il faut aller à la transformation de nos matières premières…Nous mettons l’accent sur la qualité des dépenses publiques, la poursuite du processus de décentralisation, l’accentuation du dialogue avec le secteur privé’’, a-t-il indiqué. Avant de conclure que ‘’la croissance est un bon départ dans la quête de satisfaction des besoins de la population’’.

Quant à Mme Aimée Zébeyoux, présidente de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), elle a invité les populations à un changement de mentalité en vue de leur propre prise en charge.

Au total, des débats enrichissants qui ont permis de situer les responsabilités des parties prenantes quant au sort des populations laissées pour compte.

Hervé Gobou

rvgobou@yahoo.fr