Conseil régional du Lôh-Djiboua: Des cadres du RDR demandent le renvoi des pro-Gbagbo

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Plusieurs cadres et responsables des structures que composent le Rassemblement des républicains (RDR) de Divo, se sont réunies le 31 mars dernier à leur siège du RDR de Divo, avec pour principal ordre du jour les « actions inopportunes » posées par le vice-président du RDR, en charge de la région du Loh-Djiboua en l’occurrence, le président du Conseil régional Loh-Djiboua, Roland Zakpa Komenan. A qui, il est reproché plusieurs griefs entre autres de « plébisciter » l’actuel député UDPCI de Divo pour un second mandat, son choix « anti-démocratique » de la candidate qui a porté et défendu les couleurs du RDR aux récentes sénatoriales et son manque d’intérêt à l’égard des militants et militantes à qui il « refuse » des postes et des places au sein du Conseil régional. Ayant pris part à cette rencontre de concertation, un des cadres du RDR, sous le sceau de l’anonymat nous a expliqué sa consistance dans les moindres détails et nous a fait la lecture des propos tenus au sortir de ladite réunion. « À cette réunion, il a été question à la lumière des griefs énoncés contre le premier responsable de notre parti, le président Zakpa  Komenan, de mettre un comité de haut niveau afin d’aller vers lui pour savoir ce qu’il en retourne, aplanir tout différend qui pourrait subsister pour la bonne marche de notre parti. Ce que nous avons tous convaincu d’un commun accord et fait le choix d’un doyen d’âge pour mener la médiation », fait-il savoir. S’accordant à ces dires, à la clôture de la réunion dans les échanges, les griefs annoncés ont laissé place à de véritables récriminations. Bien de cadres ont affirmé tout haut très courroucés leur irritation vis-à-vis de « l’entêtement » et « le refus » du président du Conseil régional (PCR) Zakpa Komenan, qu’il qualifie de « nouveau RDR »  de ne pas se débarrasser des pro-Gbagbo, qu’il a reçu en héritage des conseils régionaux, pour les remplacer par des militants républicains. « Plusieurs cadres de mon parti, dont je tais les noms ont à cette occasion qualifié en ma présence le président Zakpa de nouveau RDR, de militant qui n’a pas l’ADN du parti. Et cela, ils l’ont répété à plusieurs reprises afin que j’adhère pleinement à leur conviction. Car selon eux un vrai militant RDR n’aurait pas permis que des pro-Gbagbo puissent faire partie du Conseil régional. Pour eux, dès sa prise de fonction, il les aurait dû tous les vider pour les remplacer que par des militants de son parti. Que c’est uniquement sous la présidence du vice-président RDR en charge du Loh-Djiboua, que l’on constate qu’un militant du FPI est chef du personnel et un militant de l’UDPCI occupe la direction de la planification, en lieu et place de militants RDR de première souche »,  révèle-t-il. Non sans ajouter : «  j’ai été à la fois choqué et peiné que cela viennent de cadres et de responsables de mon parti, qui ont même demandé à des agents du conseil régional issus du RDR de démissionner afin de mettre la pression sur le PCR Zakpa Komenan, pour qu’il attribue des postes clé du Conseil régional aux cadres et des occupations militants RDR. Cela en violation flagrante de la loi organique, c’est du mépris et non de l’ignorance car ils savent tous pour la plupart le fonctionnement d’un outil de développement ». Puis de fustiger la conférence de presse des commissaires politiques et la marche qui s’en est suivi sur le conseil régional pour réclamer la démission du président du Conseil régional au regard de ces motivations. « Les commissaires politiques et des mains tapies dans l’ombre se sont en organisant une conférence de presse et une marche sans argumentaires valables que je condamne avec la dernière énergie. Parce que le Conseil régional est un outil de développement et non la propriété privé du RDR. », fait-il observer.

 

Esmel Lorgn