Mme Youma Fall (Directrice de la diversité et du développement culturels à l’OIF) : ‘’La 4e Conférence ministérielle de la Francophonie fut un succès total’’

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A l’issue de la 4e Conférence ministérielle de la Francophonie qui s’est tenue du 22 au 23 juillet 2017 à Abidjan, dans le cadre des 8e Jeux de la Francophonie, nous avons rencontré Mme Youma Fall, Directrice de la diversité et du développement culturels à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Elle se dit satisfaite de la ‘’Conférence d’Abidjan’’. Entretien.

Quel  bilan pouvez-vous faire de la 4e Conférence ministérielle de la Francophonie qui s’est tenue en Côte d’Ivoire à l’occasion des VIIIe Jeux de la Francophonie ?

Nous avons été bien accueillis par les ivoiriens. Les participants ont été bien accueillis et bien logés. Tout le monde s’est nourri convenablement. Tout le monde a été pris en charge par la Côte d’Ivoire.

Je remercie le ministre Bandaman. C’est un super ministre. Dès que tu as une idée et que c’est structurant,  il t’accompagne. Quand il accompagne, il le fait à fond. Il a même fait le déplacement sur Paris pour assister à la réunion du Groupe de travail sur la diversité culturelle. C’est rare d’avoir un ministre d’un pays d’accueil qui fait cela. Donc il a fait tout ça et la Côte d’Ivoire en tant qu’Etat, a participé à tous les travaux avec une contribution exceptionnelle de M.Idriss Coulibaly, conseiller à l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris. C’est lui qui a assisté à toutes les réunions du groupe de travail. Il s’est occupé de la contribution intellectuelle de la Côte d’Ivoire qui a également participé à tous les niveaux.

Une conférence est réussie quand le taux de participation est appréciable. La salle était remplie. Les partenaires étaient là, tous les opérateurs également. Les Etats aussi. Deuxième élément de la réussite, c’est la qualité des documents. Nous pensons que toute modestie mise à part, nous avons présenté des documents aboutis, au niveau du groupe de travail. Ce sont les documents conçus par le groupe de travail qui ont été présentés aux Etats. Ce sont des documents de qualité, il y a la déclaration qui reprend tous les enjeux liés à la culture. La culture-diversité, l’altérité, la liberté d’expression, tout a été bien repris. Mais des documents aussi du Plan d’actions qui reprennent toutes les actions susceptibles d’apporter une contribution au développement culturel de façon générale.

Quand on est bien accueilli et que tout est bien organisé, avec des documents de qualité, il reste que la conférence se fasse avec des contributions réelles. Ce qui fut le cas. Les ministres ne sont pas venus juste en touristes, ils ont contribué. La cerise sur le gâteau, c’est d’avoir eu une déclaration qui est passée comme lettre à la poste, de même que le plan d’actions qui a été adopté sans réserve. C’est une très grande réussite.

Comment peut-on envisager l’avenir de la Conférence ministérielle de la Francophonie étant qu’il s’est passé seize ans sans qu’il n’y ait eu cette Conférence ?

On est resté seize ans, c’est vrai. Ça a été dit et redit par les experts et par les Etats. Et là, dans le plan d’actions, il a été évoqué la proposition qui a été acceptée puisque le plan d’actions a été adoptée, pour une rencontre périodique des ministres de la culture de la Francophonie afin qu’on puisse se poser en temps réel, les questions d’introspection…Avoir une même compréhension des problématiques pour mieux maitriser les enjeux, mais aussi une concertation dans les actions à mettre en œuvre. Ça a été accepté. La proposition actuelle, c’est que tous les deux ans, au maximum tous les quatre ans, on aura une conférence ministérielle. Et donc cette Conférence a abordé tous les aspects : la coopération internationale, l’économie de la culture, le financement de la culture, le développement humain durable, le développement local, endogène.

Propos recueillis par Hervé Gobou

rvgobou@yahoo.fr