SIAMA BAMBA (Président du Conseil Régional de la Bagoué) : « Je suis pour l’adaptation de nos textes aux réalités nouvelles »

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 A quelques mois des élections, bien de questions cruciales foisonnent autant sur le bilan des collectivités décentralisées que sur  le parti unique Rhdp. Nous sommes allés à la rencontre de Siama Bamba, cadre RDR et président du Conseil régional de la Bagoué, qui sans ambages a bien voulu nous apporter des éclaircis.

 

Quels ont été les grands chantiers et les initiatives au  développement initiés par votre Conseil régional pour l’épanouissement et l’amélioration du cadre de vie des populations de votre  région, la Bagoué ?

Je voudrais avant tout vous témoigner toute la gratitude pour l’opportunité que vous me donnez ce matin de communiquer sur ma région et mes ambitions pour elle. Je voudrais profiter de votre micro pour souhaiter bonne et heureuse année à tous les gens des media et particulièrement à vous qui me recevez ce matin. Santé et bonheur pour vous tous. Le Conseil régional que je préside s’est engagé sur d’importants chantiers qui se définissent comme suit : la réhabilitation et la construction d’infrastructures d’éducation, de santé et les infrastructures de base pour l’adduction en eau et en électricité de nos villages. Et le traitement de questions sociales pour accompagner les populations les plus fragiles. Ainsi que l’appui à la mise en œuvre de projets au profit des jeunes et des femmes.

 

Qu’est ce qui a été concrètement fait par votre Conseil pour l’emploi-jeune et l’autonomisation des femmes de votre région?

Les jeunes et les femmes sont au cœur de notre politique de développement. A cet effet, leur autonomisation a été une de nos grosses préoccupations. C’est en cela que j’ai obtenu des Conseillers la mise en place de chacune des COOPEC des 3 chefs lieu de Départements de la Bagoué la somme de 20 000 000 soit au total 60 000 000 pour servir de fonds de garantie à l’obtention de prêts. Ces prêts devraient leur permettre de réaliser de microprojets en vue de leur autonomisation. L’expérience est très prometteuse et il va être envisagé d’accroitre le montant de la subvention pour permettre un plus grand nombre de bénéficiaires.

Qu’avez-vous à répondre aux cadres RHDP non issus de vos rangs  qui réclament un découpage administratif harmonieux estimant que celui en vigueur ne cadre plus avec la réalité attenante. En somme, quelle est la position réelle de votre parti sur cette question cruciale?

Je pense que je suis dans un Parti très structuré et en temps opportun, et surtout par des voix autorisées, la position du parti sera connue. Mais déjà, je pourrai signaler que je suis pour l’adaptation de nos textes aux réalités nouvelles. J’évoquerai à cet effet, la question du budget, du nombre de Conseillers et du Bureau. Il est bon de rappeler  que la composition des collectivités est indexée sur le nombre d’habitants, ce qui veut dire que celle issue des élections de 2013 avait pour base le recensement général de l’année 1998 et il y a eu un nouveau recensement en 2014. A titre d’exemple, la population de la Bagoué était estimée à 228.000 habitants en 1998 et 2014 cette population est passée à 375.000. Je suis convaincu que les autorités compétentes mesurent la pleine mesure de ces questions et que les solutions idoines seront proposées.

 

Pour les élections prochaines croyez-vous réellement que le RDR arrivera à faire un carton plein dans ses fiefs traditionnels, vue les dissensions affichés au sein de votre parti, les candidatures RHDP encouragées et la bonne percée des indépendants aux échéances électorales d’avril 2013 et de décembre 2016 ?

L’expérience du passé doit toujours servir. La vie de notre Parti ne reste pas en marge. Je suis convaincu que les bons choix seront faits cette année pour que le Parti assure sa présence dans ses fiefs habituels et conquiert de nouveaux espaces. Les critères de choix doivent prendre en compte les réalités du terrain et l’audience des candidats. J’ai foi que le Parti ne se trompera pas sur ces questions.

 

La destitution du ministre jean louis billon cadre RHDP issu du PDCI à la tête de la région du Hambol est perçue par  la majorité des militants PDCI du grand Nord comme une fine stratégie du RDR pour obtenir une pleine assise dans cette partie de la Côte d’Ivoire, cette visée est-elle fondée ?

Ceux qui le pensent ont certainement des arguments à leur thèse. Mais je tiens à rappeler qu’il a été élu sous la bannière RDR.

Des militants de votre allié de poids, le PDCI sont d’avis que la fusion en un parti unique, le Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) n’est qu’un leurre du RDR pour contrecarrer les plans de leur parti dans l’optique de la présidentielle de 2020, que vous inspire cette visée ?

A l’intérieur d’un parti, tout peut se dire et c’est qui garantit le dynamisme de nos partis. C’est d’ailleurs de bonne guerre que certains leaders au PDCI le pensent. Mais la discipline de nos partis nous impose de croire en ce que les Présidents Alassane OUATTARA et Henri KONAN BEDIE font jour et nuit pour la mise en place de cet important instrument de développement et de conquête du pouvoir.

 

Pensez-vous que le gouvernement Amadou Gon arrivera au point d’achèvement des indices de l’émergence à l’orée 2020 tel que voulu et prôné par le président de la République Alassane Ouattara ?

Ce sont des instructions du Président de la République et l’année 2020 a été indiquée par lui en connaissance de cause. Au regard des efforts déployés par le gouvernement Amadou GON COULIBALY, nous avons la certitude que d’y parvenir.

 

Estimez-vous en raison de la cherté de la vie qui sévit, le manque criard d’emplois et d’opportunités pour la jeunesse et l’autonomisation de la femme, que l’actuel chef de notre gouvernement, le PM Amadou Gon fait correctement son job  pour l’avancée des grands chantiers de la Côte d’Ivoire?

Ce n’est certainement pas à moi de juger et d’évaluer le job du Premier Ministre, Chef du gouvernement. Le Président de la République lui a fait confiance et lui a confié une responsabilité relativement à sa vision. Depuis près d’une année, le Premier Ministre  accomplit cette mission et les grands axes de ceux-ci sont assez visibles et portent sur la résolution des problèmes que vous notiez tantôt. Oui, mon avis personnel, je pense que le PM a obtenu la confiance du PR et, au regard de  ce que nous voyons, et avec l’engagement de tous, les chiffres s’amélioreront sur les questions que vous avez soulevés.

 

Le dialogue politique incluant l’ensemble des partis politiques ivoiriens est au point mort depuis des mois, les réelles avancées notables obtenues lors des concertations politiques passées et leur applicabilité sont-elles effectives pour la stabilité et la réconciliation nationale ?

Il est vrai qu’ils sont nombreux ceux qui pensent que les questions liées à la réconciliation nationale sont au point mort ou du moins connaissent un ralentissement dans leur mise en œuvre. Cependant, il est à relever que lorsqu’on sort d’une crise comme celle que le pays a connue, les choses ne se règlent pas du jour au lendemain. Des gestes forts ont été notés quant au retour à la paix et à la cohésion, mais, c’est vrai, des chosent restent encore à faire et je pense que le PM et son gouvernement travaillent à cela.

 

Quels sont vos vœux pour l’ensemble des ivoiriens et des amis de la Côte d’Ivoire qui au quotidien aspirent au progrès pour tous et au bonheur du chacun ?

A tout le peuple ivoirien, je souhaite une année de Paix, paix dans les familles, paix dans le pays. Puisse Dieu permettre à chacun de nous de connaitre des moments de bonheur dans le respect des Institutions du pays. A tous les amis de la Cote d’Ivoire, je leur souhaite de continuer à continuer de faire confiance à notre pays dans la santé et la Paix. Je ne saurais clore ces vœux sans dire bonne et heureuse année à toute la Bagoué.

Réalisé par

Lorng Esmel